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À propos des radars…

… la chronique L'ÉDITO ÉCO de Dominique Seux sur France Inter : la bonne question, mais pas la bonne réponse !

gendarmerie

Le récent rapport parlementaire sur la loi de finances pour 2012 de GILLES Carrez et Hervé Mariton a fait l'objet de la chronique L'ÉDITO ÉCO de Dominique Seux sur France Inter le 9/11/2012.

Elle relève l'augmentation très importante des amendes due au déploiement des radars : l'Etat attendait 435 millions, il devrait en encaisser 520, donc 85 millions de plus ! Que faire de cet argent se demande le chroniqueur ?

A son avis, la parution de ce rapport a été faite discrètement et il se demande pourquoi. Rappelant qu'une bonne part échoit aux Collectivités locales, il suggère d'affecter ces sommes au remboursement de la dette pour donner du sens et peut-être sortir de l'aspect répressif ressenti par les contrevenants.

Griller des feux rouges ou se faire flasher pour la bonne cause ? L'idée paraît bonne, mais… ne propose pas d'alternative complète à la politique "répressive et 0 tolérance" semble-t-il…

Le journaliste n'évoque à aucun moment les équipements de la route comme levier de réduction de la mortalité routière.

Or les récents travaux de l'ERF (European Road Federation) sur toute l'Europe ont montrés que l'amélioration du réseau, particulièrement hors RN et autoroute, est un investissement directement bénéfique en terme de gain de victimes d'accidents mortels.

En France l'année dernière, 85 % des décès sur la route ont été recensés sur RD et routes de rase campagne.

Outre l'aspect tragique d'un accident de la route sur le plan humain, un mort coûte 1,5 million d'euros à la collectivité. L'Etat a chiffré à quelques 23 milliards d'euros le coût de l'insécurité routière en France en 2010, soit 10 % du budget de la Sécurité Sociale !

1 euro investit dans l'équipement de la route est donc immédiatement récupéré par la société toute entière !

L'Etat, au travers de ses statistiques d'accidentologie et le grand public qui exprime massivement plus qu'une lassitude, constatent aujourd'hui une stagnation de la mortalité routière qui montre les limites de la politique du "tout représsif"...

Nous proposons donc de réinvestir une partie de ces sommes dans les budgets d'équipements routiers ce qui permettrait d'enclencher un nouveau cercle vertueux pour relancer la baisse de la mortalité routière en France.

Patrick ASIMUS - Sarreguemines (France) - 10/11/2011

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